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Soudan: «Seuls, je ne pense pas que les Américains trouveront de solution à cette guerre complexe»

Soudan: «Seuls, je ne pense pas que les Américains trouveront de solution à cette guerre complexe»

RFI... · 5:11 · 3,787 plays

From the album Le grand invité Afrique

Description

Rien ne va plus entre Washington et Khartoum depuis une semaine, depuis que les Américains ont refusé un visa au président soudanais Abdel Fattah al-Burhan et l'ont donc empêché de venir à la dernière Assemblée générale de l'ONU. Pourquoi cette mesure exceptionnelle à l'égard d'un général qui est impliqué depuis trois ans et demi dans une guerre civile meurtrière ? Et jusqu'où ira ce bras de fer ? Le chercheur soudanais Suliman Baldo est le directeur de l'Observatoire de la Transparence et des Politiques au Soudan. En ligne de New York, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Pourquoi les Américains ont-ils refusé un visa au général al-Burhan pour l'assemblée générale de l'ONU ? Suliman Baldo : Les Américains mènent une initiative pour proposer une négociation pour terminer les combats au Soudan et il a été proposé une cessation d'hostilités humanitaires au Soudan, pour trois mois, aux deux belligérants au Soudan, l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide. Or, Burhan a résisté à cette feuille de route proposée par les États-Unis et ses alliés régionaux pour deux raisons : parce que l'armée soudanaise continue à croire qu'elle peut réaliser une victoire militaire sur les Forces de soutien rapide, et parce que les conditionnalités politiques n'étaient pas acceptées par le général. Est-il vrai que les Américains ont dit au général Al-Burhan : « Si vous acceptez de signer une trêve de 90 jours, vous aurez un visa pour New York » ? Je crois que les choses ont atteint un point où les États-Unis ont décidé d’affronter Burhan. D'abord, dans les fuites orchestrées sur le développement d'armement chimique par l'armée soudanaise, avec l'implication de Burhan, selon les fuites qui ont été publiées par deux journaux, le New York Times et le Washington Post, le même jour, il y a deux semaines à peu près. Et c'était pour démontrer que Burhan était impliqué dans un crime de guerre en permettant sous son commandement à l'armée de développer des armes chimiques. Et donc c'était orchestré juste avant la te

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