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Guerre au Tigré: «Rien ne prouve que le TPLF trouvera l'appui populaire nécessaire à toute guérilla»

Guerre au Tigré: «Rien ne prouve que le TPLF trouvera l'appui populaire nécessaire à toute guérilla»

RFI... · 6:12 · 5,815 plays

From the album Le grand invité Afrique

Description

En Éthiopie, c'est un Premier ministre chef de guerre qui a été reconduit à son poste, lundi, par le Parlement d'Addis-Abeba. En effet, depuis deux semaines, Abiy Ahmed affronte une alliance de sept groupes armés rebelles, qui compte dans ses rangs le redoutable Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF. Et pour ne rien arranger, le Premier ministre éthiopien est à présent en conflit ouvert également avec son voisin du Nord, l'Érythrée. Abiy Ahmed a-t-il quand même des cartes en main ? René Lefort est chercheur indépendant et spécialiste de la Corne de l'Afrique. Il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : est-ce que les sept groupes armés qui se sont alliés contre le pouvoir central vous paraissent en mesure de renverser le régime du Premier ministre Abiy Ahmed ? René Lefort : écoutez ces sept groupes armés, on ne sait pas exactement quel est le degré et l'avancement de leur alliance. Les trois principaux étant évidemment les rebelles du Tigré, les rebelles de la région Amhara, les Fano, et les rebelles de la région Oromo, l'Armée de Libération Oromia. Alors ce qui est très important, c'est que le grand mouvement d'opposition oromo, le Front de libération Oromo, a désavoué cette alliance. Ce qui fait donc que pour l'Armée de Libération Oromia, la position de la population va être un facteur important. En tous les cas, ce qu'on a constaté et qui, je crois quand même a pas mal surpris, c'est que depuis le début de la guerre, seuls les Tigréens sont intervenus de façon significative. Alors, de 2020 à 2022, il y a déjà eu un conflit meurtrier entre les rebelles tigréens du Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF, et le pouvoir central, on estime que la totalité des massacres ont causé la mort de 600 mille personnes, à l'époque, c'est le pouvoir central qui a gagné avec l'aide de son voisin érythréen. Mais cette fois ci, l'Érythrée a changé de camp. Elle soutient les rebelles tigréens. Est-ce que cela ne peut pas changer la donne ? D'abord, en 2022, quand l'accord a été conclu, l'accord de Pretoria, on ne

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