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En Côte d'Ivoire, la récolte d'anacardes est mauvaise dans le Bounkani

En Côte d'Ivoire, la récolte d'anacardes est mauvaise dans le Bounkani

RFI... · 2:25 · 174 plays

From the album Afrique économie

Description

En Côte d’Ivoire, la campagne de commercialisation de l’anacarde bat son plein. Le Conseil Coton Anacarde table cette année sur un peu plus d’un million trois cent mille tonnes de noix, une production soutenue, à l'instar de ces dernières années, mais qui pourrait néanmoins baisser de 200 000 tonnes par rapport à l’année dernière. Certaines zones du pays connaissent des difficultés, notamment en raison du décalage des saisons des pluies, c'est le cas dans le Bounkani, dans le nord-est du pays. De notre envoyée spéciale de retour de Bouna, C’est une plantation d’anacardiers qui s’étend sur 3 ha. Cette saison, Kouamé Ouattara estime être au chômage technique, car son verger n’a quasiment rien produit. « Il y a trois ans, je pouvais gagner 500 kg par hectare. Mais maintenant, je n’arrive même pas à récolter deux sacs (d’anacardes) sur les 3 ha ». Selon ce paysan, la situation serait liée à un bouleversement dans la saison des pluies. « Normalement, on doit avoir de grandes pluies entre novembre et décembre qui permettent à l’anacardier de fleurir. Mais [cette année], la pluie s’est arrêtée en octobre, déplore-t-il. Octobre, novembre, décembre, janvier, février, il n’y a pas eu de pluie. Lorsque la floraison a échoué une fois, il faut attendre l’année suivante. Donc, la campagne a échoué ». Autre conséquence : les apiculteurs, qui entretiennent des ruches dans les plantations d’anacarde, se retrouvent avec des productions de miel quasiment inexistantes. « Nous n'avons pas assez de miel actuellement, souligne Koffi Ouattara, le président de l’association des apiculteurs de Koflangué. L’année passée, nous avons eu 100 litres de miel. Mais cette année, seulement 30 litres. Du coup, chez nous, c’est une perte ». À écouter dans 8 milliards de voisinsAura-t-on encore du miel et des abeilles à l’avenir? Des pratiques culturales à corriger Au-delà des raisons climatiques, cette situation serait liée à de mauvaises pratiques culturales, selon le Dr Sibirina Soro, enseignant-chercheur à l’université de Daloa et coordonnateur d

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