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Bénin : sens des biens culturels spoliés et processus de restitution

Bénin : sens des biens culturels spoliés et processus de restitution

RFI... · 39:13 · 3,870 plays

From the album Afrique, mémoires d'un continent

Description

Afrique mémoires d’un continent propose ce dimanche un état des lieux de la restitution des biens culturels spoliés, particulièrement ceux du Bénin. Tandis que le processus de retour est enclenché, quels sont les enjeux ? Quelles réticences ? Et que représentent ces objets ? Quel est leur sens et leur genèse ? Avec la participation de : Pr Saskia Cousin-Kouton, professeur de sociologie et anthropologie à l'Université de Nanterre, auteure « Ògún et les matrimoines. Histoires de Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Àjàṣẹ » (Presses universitaires de Paris Nanterre) Pr Didier Houénoudé, professeur d’histoire de l’art à l’université d’Abomey Calavi et membre du comité de préfiguration du projet de musée d’art contemporain, auteur de « Quelle mémoire valoriser ? Patrimoine afro-brésilien et tourisme mémoriel au Bénin » (éd. La Sorbonne) Pour aller plus loin L’émission s’ouvre sur une réflexion autour des biens culturels béninois, souvent qualifiés à tort d’« objets d’art ». Les intervenants expliquent que ces éléments relevaient avant tout de fonctions sociales, politiques et spirituelles. Produits dans le royaume du Danhomé depuis le XVIᵉ siècle, ils servaient à incarner le pouvoir, protéger les communautés ou communiquer avec les ancêtres. Ces « choses » étaient intégrées à des systèmes religieux comme le vodou et possédaient une véritable « vie » : elles naissaient, remplissaient une fonction, puis disparaissaient. Leur transformation en œuvres d’art dans les musées occidentaux, notamment au début du XXᵉ siècle, a donc profondément dénaturé leur sens originel en les figeant et en les décontextualisant. Spoliations coloniales et dispersion des biens La rupture intervient avec la colonisation à la fin du XIXᵉ siècle. Les biens culturels sont alors saisis lors de campagnes militaires, notamment dès 1892, dans un contexte de violence extrême. Considérés comme butins de guerre, ils sont ensuite envoyés en Europe pour enrichir les musées, souvent sous couvert de « dons » qui occultent leur origine violente. Aujourd’hui, ces objets sont

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