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Ziglibithy, funk et reggae: les années dorées de la musique ivoirienne

Ziglibithy, funk et reggae: les années dorées de la musique ivoirienne

RFI... · 19:43 · 8 205 écoutes

De l'album Grand reportage

Description

Costumes pailletés, orchestres en direct à la télévision, vinyles qui tournent dans les salons : pendant deux décennies, Abidjan a fait danser toute l'Afrique de l'Ouest. Un patrimoine aujourd'hui menacé, que collectionneurs et archivistes s'efforcent de sauver disque par disque. Avant le rap Ivoire, avant le coupé-décalé, avant même le zouglou, il y avait les costumes pailletés de François Lougah, les déhanchés d'Ernesto Djédjé et le reggae d'Alpha Blondy. Dans les années 1970 et 1980, la Côte d'Ivoire vivait son âge d'or musical : les orchestres jouaient en direct à la télévision, les vinyles tournaient dans les salons, et les artistes remplissaient les salles bien au-delà des frontières du pays. Une époque mythique que les anciens racontent avec émotion, pendant que de jeunes passionnés tentent d'en sauver les traces. À 75 ans, dont 65 de carrière, Bailly Spinto n'a jamais quitté la scène. Surnommé « l'Homme à la voix d'or » ou « le Rossignol », ce chanteur à la croisée de la soul, du rock et du funk s'est construit une somptueuse villa au cœur de Yopougon, la commune la plus peuplée d'Abidjan. Ici, tout le monde le connaît, et les jeunes du quartier guident spontanément les visiteurs jusqu'à sa porte. « La plaque tournante de la musique ivoirienne, c'était la Côte d'Ivoire ! se souvient-il. Les stars comme Manu Dibango sont arrivés ici, ils se sont installés à la RTI, ils ont formé des artistes ivoiriens… Tout ça, c'était notre âge d'or ! » Les gardiens de la mémoire Cette mémoire, ce sont aussi de jeunes passionnés qui la font vivre. Dans un appartement de Cocody où il a installé son centre d'archives, BaouléCore, Cédric Kouamé, petite trentaine et grosses dreadlocks, a rassemblé une collection de 3 000 vinyles. Chaque week-end, il part « au village » fouiller les collections des anciens pour y dénicher des pépites, qu'il nettoie, écoute, classe et parfois numérise. Était-ce vraiment mieux avant ? « Une musique, pour être enregistrée, devait être réfléchie, répétée, écrite », explique-t-il pour justifier sa

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