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La rumination : penser pour se rassurer, penser pour s'épuiser

La rumination : penser pour se rassurer, penser pour s'épuiser

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De l'album Inquiet(s), tout savoir sur les troubles de l'anxiété

Description

« Il est deux heures du matin. Il n'arrive pas à dormir. Son cerveau rejoue la conversation qu'il a eue avec son responsable cet après-midi, cherchant dans chaque mot, chaque intonation, chaque silence, le signe qu'il aurait raté quelque chose. Il trouve. Il analyse. Il projette les conséquences. Il construit des scénarios. Puis il cherche des arguments contre ces scénarios. Puis il trouve de nouveaux scénarios. Le cycle dure depuis trois heures. Il est épuisé, et plus anxieux qu'au début. Ce n'est pas de la réflexion. C'est de la rumination. Et ces deux choses ne se ressemblent que de loin.»La rumination est l'un des processus cognitifs les plus universellement présents dans les troubles anxieux, et l'un des plus mal compris, parce qu'il ressemble, de l'extérieur et parfois même de l'intérieur, à de la réflexion. Quelqu'un qui rumine semble penser, il cherche des solutions, il analyse des situations, il anticipe des problèmes. Mais ce qu'il fait est fondamentalement différent de la résolution de problèmes : c'est une pensée en boucle, sans progression, sans résolution, qui consomme de l'énergie cognitive sans en produire.La rumination n'est pas de la réflexion. C'est une boucle, neurobiologiquement documentée, cognitivement épuisante, et entretenue par des croyances sur l'utilité de s'inquiéter qui sont fondamentalement fausses. En sortir ne demande pas de la volonté, ça ne fonctionne pas. Ça demande de changer le rapport à la pensée elle-même : apprendre à l'observer sans s'y noyer, à la nommer sans s'y identifier, à la laisser passer sans la combattre.INQUIET(S) est un podcast narratif qui décrypte les troubles anxieux sous tous leurs angles. Les troubles anxieux touchent près de 300 millions de personnes dans le monde. En France, un individu sur quatre sera concerné au cours de sa vie. C’est le trouble mental le plus fréquent — et l’un des plus sous-diagnostiqués, des plus minimisés, des plus solitaires à traverser. « C’est juste du stress », entend-on. « Tu t’inquiètes trop ». Comme si l’anxiété était un cho

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