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Cuba : pourquoi les États-Unis n’ont jamais lâché cette île - de Kennedy à Trump, deux siècles d’obsession américaine

Cuba : pourquoi les États-Unis n’ont jamais lâché cette île - de Kennedy à Trump, deux siècles d’obsession américaine

Tim Girard... · 52:52 · 1 140 écoutes

De l'album Autrement l'Histoire

Description

Si vous souhaitez soutenir ce travail sur Tipeee, vous pouvez cliquer ici. Merci à tous pour votre aide, notamment aux derniers tipeurs : Bebzy, Sofia, Alice et Guillaume pour leur aide précieuse. Pourquoi les États-Unis sont-ils à ce point obsédés par Cuba ? Pourquoi cette île des Caraïbes, à seulement 150 kilomètres de la Floride, continue-t-elle de provoquer à Washington des réactions aussi durables ? Des déclarations récentes de Donald Trump sur l’idée de « reprendre » Cuba jusqu’à la mémoire brûlante de la crise des missiles de 1962, cette histoire montre que Cuba n’est pas un simple voisin gênant : c’est un point de fixation ancien et profond dans l’histoire américaine.Pour comprendre cette obsession, il faut remonter bien avant Fidel Castro, bien avant Kennedy, bien avant la guerre froide. Dès le début du XIXe siècle, de grands responsables américains considèrent déjà que Cuba doit naturellement tomber dans l’orbite des États-Unis. Sa position géographique est décisive : l’île verrouille l’entrée du golfe du Mexique, surveille les routes maritimes du sud des États-Unis et occupe une place majeure dans les Caraïbes. À cela s’ajoutent très tôt les intérêts économiques : sucre, tabac, commerce maritime, investissements. Très vite, Cuba devient dans l’imaginaire américain bien plus qu’une île étrangère.Cette ambition prend un tournant décisif en 1898, au moment de la guerre hispano-américaine. Officiellement, les États-Unis viennent libérer Cuba de la domination espagnole. En réalité, ils installent rapidement une tutelle politique, militaire et économique sur l’île. L’amendement Platt leur donne le droit d’intervenir à tout moment, et la base de Guantánamo devient le symbole durable de cette domination. Pendant des décennies, Cuba vit donc dans l’ombre de Washington.Tout bascule en 1959 avec l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro. Pour les États-Unis, le choc est immense. Très vite, la rupture s’aggrave : nationalisations, sanctions, embargo, échec de la baie des Cochons, opérations clandestines de la CIA. Cuba

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